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La cryptologie comporte deux branches qui se font écho et que nous allons détailler dans ce mémoire : d'une part la \textit{cryptographie} qui a pour objet le chiffrement de messages quels qu'ils soient, et d'autre part la \textit{cryptanalyse} qui s'attarde sur les capacités de déchiffrement \textit{extérieurs}\footnote{Comme expliqué par David Kahn dans \cite{kahn1996codebreakers}, le terme \guill{cryptanalyse} a été introduit par William F. Friedman en 1920 pour palier à l'ambiguïté du terme \guill{déchiffrer} qui caractérisait tout autant le déchiffrement autorisé que non autorisé. Ainsi, la \guill{cryptanalyse} caractérise un déchiffrement non-autorisé, non souhaité par l'auteur du cryptogramme.} de tels cryptogrammes. De part l'utilisation croissante des mathématiques, ces deux \textit{techniques} sont devenues des \textit{sciences} au cours du dernier siècle.
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La lecture de l'ouvrage \citetitle{kahn1996codebreakers} de David Kahn \cite{kahn1996codebreakers} apporte un éclairage précis sur des faits marquants de l'Histoire en lien la cryptologie. Ces récits permettent une exploration de l'Histoire sous un nouvel angle et des événements prennent ainsi sens. L'histoire de la cryptologie, que nous allons tout d'abord aborder dans ce mémoire, ne sera pas de fait exhaustive : nous nous concentrerons sur les faits marquant du XX\up{e} siècle, car ces derniers mettent en évidence une efficacité essentielle, et décisive, de la cryptographie et de son pendant la cryptanalyse.
La lecture de l'ouvrage \citetitle{kahn1996codebreakers} de David Kahn \cite{kahn1996codebreakers} apporte un éclairage précis sur des faits marquants de l'Histoire en lien avec la cryptologie. Ces récits permettent une exploration de l'Histoire sous un nouvel angle et des événements prennent ainsi sens. L'histoire de la cryptologie, que nous allons tout d'abord aborder dans ce mémoire, ne sera pas de fait exhaustive : nous nous concentrerons sur les faits marquant du \siecle{XX}, car ces derniers mettent en évidence une efficacité essentielle, et décisive, de la cryptographie et de son pendant la cryptanalyse.
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Remarquons dès à présent que la cryptologie est un outil si puissant que sont utilisation est redouté des \textit{puissants}. Elle est ainsi restée sous la stricte supervision des gouvernements jusqu'au milieu du XX\up{e} siècle, se limitant principalement à des usages politique et militaire en vue d'une recherche de confidentialité de l'information. Il a fallu attendre des révolutions techniques comme les cryptosystèmes à clefs publiques et des évolutions législatives pour voir d'autres sphères s'approprier cet outil.
Remarquons dès à présent que la cryptologie est un outil si puissant que sont utilisation est redouté des \textit{puissants}. Elle est ainsi restée sous la stricte supervision des gouvernements jusqu'au milieu du \siecle{XX}, se limitant principalement à des usages politique et militaire en vue d'une recherche de confidentialité de l'information. Il a fallu attendre des révolutions techniques comme les cryptosystèmes à clefs publiques et des évolutions législatives pour voir d'autres sphères s'approprier cet outil.
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Cette appropriation s'est faite à un moment où la technique devenait mature selon plusieurs critères que nous verrons. \todo{parler des critères quelques part} Maturité qui repose sur un changement de paradigme : la robustesse d'un cryptosystème ne repose plus alors sur sa nature secrète mais sur une complexité que nous qualifierons de \guill{calculatoire}.
......@@ -29,9 +29,94 @@ Finalement, notons que ce document cherche à caractériser la course entre la c
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%%% Début pré-20ème
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\section{La cryptologie avant le XX\up{e} siècle}
\section{La cryptologie avant le \siecle{XX}}
\subsection{Origines}
Bien que les faits les plus marquants de la cryptologie se soient déroulés au cours du dernier siècle, la cryptologie est une technique dont les premières traces remontent jusqu'à l'an 1900 avant J.C. : des hiéroglyphes inconnus ont été utilisés sur la pierre tombale du roi Khnoumhotep II \cite{redhat}. Il semble que la volonté n'ait pas été de cacher un message particulier mais plutôt de \textit{mystifier} le tombeau. Nous voyons ici que la cryptographie ne se caractérise fondamentalement que par une transformation de l'écriture.
\begin{figure}[H]
\centering
\includegraphics[width=5cm]{./assets/Skytale.png}
\caption{Scytale de Sparte : Illustration (image \href{https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Skytale.png}{Wikimedia -- Luringen}) }
\label{img-scytale-sparte}
\end{figure}
Ce n'est qu'au \siecle{V} avant J.C. que le premier cryptosystème sera intentionnellement employé par les Spartes, un peuple Grecques, pour leurs communications militaires \cite{kahn1996codebreakers}. Il utilisait une scytale (Figure \ref{img-scytale-sparte}) afin d'encoder leurs messages. Il s'agit d'un procédé où des caractères \guill{nuls} \footnote{Des caractères \guill{nuls} sont des caractères qui ne sont d'aucune utilité pour la compréhension du message.} sont insérés à intervalles réguliers afin de rendre le message incompréhensible au premier lecteur venu. Une telle méthode consiste d'une certaine manière à une transposition, c'est-à-dire un procédé par lequel l'ordre des lettres du message d'origine est modifié lors du chiffrement. Il s'agit d'un procédé très utilisé en cryptographie.
David Kahn note dans son livre \cite{kahn1996codebreakers}, nous informe que Lysander, un général Sparte, a du faire face à des accusations d'insubordination suite au déchiffrement de l'un de ses messages. \todo{DOuble tranchant cryptographie}
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\textit{Nous avons donc un premier procédé cryptographique avec le chiffrement par transposition. Il en existe de nombreux autres inventés et mis en application au fil des siècles.}
L'un des exemples les plus connus est le chiffrement par substitution employé par Jules César pour communiquer avec ses généraux. Un chiffrement par substitution fait correspondre l'alphabet employé par le texte clair\footnote{Le texte \guill{clair} est le texte original du message qui peut être lu sans déchiffrement.} à un autre alphabet afin de chiffrer le message. Ainsi, César utilisait un chiffrement par substitution qui consistait en un décalage de l'alphabet de trois caractères : un \guill{a} dans le texte en clair devient \guill{d} dans le texte chiffré. Un tel chiffrement à l'avantage d'être simple à mettre en place, mais conserve l'un des caractéristiques clefs des langues qu'est la fréquence des lettres.
\bigskip
Quoiqu'il en soit, la transposition et la substitution sont fondamentalement à la base de tous les cryptosystèmes.
\subsection{La naissance des procédés de cryptanalyse}
Chiffrer un message c'est lui appliquer une successions de transformations réversibles. La cryptanalyse c'est la recherche de ces transformations réversibles. Il faut attendre le \siecle{IX} pour assister au début de la rationalisation des procédés de cryptanalyse. En effet, jusqu'alors, la cryptanalyse était restée un jeu d'esprit parfois assimilé à de la sorcellerie. Se sont les arabes qui ont étaient les premiers à mathématiser les procédés de cryptanalyses. De fait, le philosophe arabe Al-Kindi (801-873), a beaucoup travaillé sur la langue est à notamment produit les premières tables de fréquences des lettres dans une langue. Il a en effet remarqué que chaque lettre était employé à une fréquence particulière dans chaque langue.
Ainsi fut inventée l'\textit{analyse des fréquences} l'un des procédés les plus emblématiques de la cryptanalyses. De fait, dans le cas de chiffrement par substitution, si le cryptogramme est suffisamment long, il suffit de calculer la fréquence des lettres dans le cryptrogramme puis de comparer ces fréquences avec des tables pour trouver la transformation inverse. Par exemple, en français et en anglais, la lettre la plus utilisée est le \guill{e}.
À cela s'ajoute d'autres procédés comme l'analyse du sens ou des mots probables. Dans un texte en anglais certains mots sont \textit{attendus} comme \guill{the} ou \textit{that}.
\bigskip
Si une mathématisation croissante de la cryptanalyse s'est opérée au fil des siècles, d'autres corps de métier restent essentiels à sa réalisation. Par exemple, les linguistes sont cruciaux pour déterminer les caractéristiques clefs des langues, que les cryptanalistes peuvent ensuite chercher.
\subsection{D'autres méthodes de chiffrement}
Pour tenter de résister à la puissance de l'analyse des fréquences, de nouveaux procédés cryptographiques plus complexes sont apparus.
Les chiffres\footnote{Un \guill{chiffre} est un procédé de chiffrement/déchiffrement.} polyalphabétiques sont apparus au \siecle{XV} et permettent de chiffrer un message en utilisant successivement différents alphabets. Il s'agit en quelque sorte d'un chiffre par substitution variable : la lettre \guill{a} pourra être chiffrée comme un \guill{d}, puis comme un \guill{z} ou même comme un \guill{a} tout au long du cryptogramme. Les fréquences des lettres s'en retrouve troubler par ces multiples alphabets.
Plusieurs chiffres polyalphabétiques ont été proposés par Leon Battista Alberti (un architecte), Johannes Trithemius (un abbé), Giovan Batista Belaso (un clerc), Giambattista della Porta (un physicien, mathématicien, naturaliste) et Blaise de Vigenère (un diplomate).
Blaise de Vigenère (1523-1596) est un diplomate français qui inventa un chiffre particulièrement nouveau basé sur un système dit à \guill{clef privée}. Un mot-clef est choisi puis est répété autant que nécessaire afin de couvrir toute la longueur de texte clair. Par la suite, chaque lettre constituant le cryptogramme est obtenue par l'addition modulo 26 (nombre de lettre dans l'alphabet latin dans notre cas) de la lettre correspondante du texte claire et du mot clef répétée. Ainsi, à chaque caractère c'est un chiffre de César de décalage la lettre de la clef qui est employé. Les étapes de chiffrement et de déchiffrement se font rapidement à l'aide d'une \textit{table de Vigenère} (Figure \ref{img-table-vigenere}). Ce procédé à l'avantage de ne pas propopager d'erreure et est une amélioration du procédé de chiffrement de proposé par Girolamo Cardano (1501 - 1576) où le texte claire lui-même était la clef (ce qui avait le désavantage de ne pas produire un déchiffrement unique).
\begin{figure}[H]
\centering
\includegraphics[width=5cm]{./assets/table_vigenere.png}
\caption{Table de Vigenère (image \href{http://blogs.univ-poitiers.fr/laurentsignac/2013/10/30/dechiffrer-automatiquement-le-chiffre-de-vigenere/}{Université de Poitiers -- Laurent Signac}) }
\label{img-table-vigenere}
\end{figure}
Il a résisté à la cryptanalyse pendant près de 400 ans.
Vignère, Autokey, **Codes**
\subsection{Des révolutions technologiques}
Télégraphe
\subsection{Une volonté : Kershofs}
D'après \cite{Kerckhoffs1883} :
\begin{myquote}
\begin{itemize}
\item Le système doit être matériellement, sinon mathématiquement indéchiffrable ;
\item Il faut qu’il n’exige pas le secret, et qu’il puisse sans inconvénient tomber entre les mains de l’ennemi ;
\item La clef doit pouvoir en être communiquée et retenue sans le secours de notes écrites, et être changée ou modifiée au gré des correspondants ;
\item Il faut qu’il soit applicable à la correspondance télégraphique ;
\item Il faut qu’il soit portatif, et que son maniement ou son fonctionnement n’exige pas le concours de plusieurs personnes ;
\item Enfin, il est nécessaire, vu les circonstances qui en commandent l’application, que le système soit d’un usage facile, ne demandant ni tension d’esprit, ni la connaissance d’une longue série de règles à observer.
\end{itemize}
\end{myquote}
Les auteurs \cite{redhat} \cite{guillotHistoire} \cite{kahn1996codebreakers} s'accordent sur la
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%%% Fin pré-20ème
......@@ -49,7 +134,12 @@ Les auteurs \cite{redhat} \cite{guillotHistoire} \cite{kahn1996codebreakers} s'a
\subsection{La Deuxième Guerre Mondiale}
Vernam
\subsection{Bilan}
Blabla sur Enigma sont on n'a pas su qu'elle avait été cryptanlysée.
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%%% Fin début 20ème
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